Plus rien à taxer :(

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La Norvège se retrouve dans une situation surprenante: ils auront bientôt plus assez de voitures à taxer. Ils ont pour ambitions de ne vendre plus aucune voiture thermique en 2025, dans 3ans donc…
N’est-ce pas ironique pour un pays dont 1/6e des exports est le pétrole?

La Norvège est leader dans le marché de la voiture électrique, en septembre 77% des nouvelles voitures étant électriques. Notons que l’Angleterre est à 15% et la France 13%.

La Norvège a réussi ce changement principalement grâce à une série de taxes supplémentaires sur les modèles thermiques et d’exonération sur les modèles électriques.
Par exemple, une voiture électrique :
  • Pas de TVA à l’achat
  • Pas d’autoroute à payer
  • Parking gratuit
  • Autorisation d’utiliser les voies de bus
Résultat $2,32 milliards de manques à gagner qui grève le budget du pays.

La Norvège pourrait se retrouver forcée de réintroduire certaines taxes sur les voitures électriques. Il y a plusieurs candidats :

  • augmenter les taxes sur les plug-in hybrides (les tricheurs de l’électrique)
  • créer une taxe sur les voitures d’occasion
  • ajouter la TVA sur les voitures électriques “de luxes”, coutant plus de €60 000
  • une taxe de propriété sur les voitures électriques (un peu comme une redevance télé pour voiture)
Allons nous voir des conducteurs de Tesla ou Jaguar E-type norvégiens sortir le gilet jaune ? Rien n’est exclu.
L’augmentation des taxes sera un test pour savoir si l’engouement de la voiture électrique était son prix. En effet, avant la réintroduction de taxe, entre un Golf électrique et une Golf thermique, la version électrique coûtait €600 moins chère.
Après la voiture électrique ?
Les défenseurs des exonérations de taxes, probablement tous les Norvégiens hors gouvernement, arguent qu’il faut garder ces exonérations pour convertir toujours plus de conducteurs.
Ils ajoutent que les efforts doivent se porter maintenant sur l’électrification du reste : trains, bus, camions, camionnettes de livraison…
Le pays vient d’ailleurs de mettre en service un cargo électrique de 80 mètres, avec une capacité de 120 conteneurs.
Le cargo est destiné à devenir autonome d’ici 3 à 5 ans.
La réussite est à mettre en relation avec la distance réalisée par le cargo : 13 km.
C’est un bon premier pas, mais on est loin du grand remplacement dans le secteur maritime, qui devra probablement passer à d’autres carburants comme l’hydrogène ou le e-kérosène pour baisser son impact.