L’ultra fast fashion

0
112
Avant le prêt-à-porter, nous ne savons pas trop ce qu’il y avait, probablement des couturiers ?
Jusqu’à aujourd’hui
Bref, après heureusement arriva la révolution du prêt-à-porter. On ne faisait plus faire ses vêtements mais ils étaient déjà disponibles en magasin, il y avait des saisons et en fin de saison des soldes.
La prochaine révolution était le fast-fashion. C’est le prêt-à-porté mais avec un renouvellement et de nouveaux designs beaucoup plus fréquents. Zara, le leader mondial du fast-fashion n’a besoin que de 15 jours pour designer un produit, l’industrialiser et l’avoir sur les étales aux quatre coins du monde.
Plus et plus vite

Quand nous regardons l’évolution, il est clair que la tendance de fond est d’aller vers plus de modèles différents et plus rapidement en vente (et des vêtements de moins bonne qualité en cadeau).

Ce n’est donc pas une surprise si les nouveaux entrants, notamment Shein et AKA (Princess Polly & Culture Kings) font simplement plus et plus digitale.
Les deux entreprises, n’ont qu’un magasin en ligne et pour gagner du temps et de l’efficacité, utilisent massivement les données collectées sur les réseaux sociaux. Les deux marquent visent les influenceurs et se servent de l’interaction des posts sur les réseaux pour augmenter la production ou non de produits.
A.K.A par exemple va envoyer ses modèles aux influenceurs et vont analyser le post Instagram pendant 24 heures, selon le nombre de like, partage etc… ils sauront quels vêtements mettre en production et mettre en avant sur leurs sites.
Shein de son côté met sur son site autour de 3 000 modèles par semaine. L’entreprise chinoise contrôlant directement la production les prix sont très bas et la production très rapide.
Les problèmes
D’abord, l’environnement se prend une gifle au passage.
Pour vendre les vêtements pas chers et faire des bénéfices en produisant de petites séries, c’est tous les maillons de la chaîne qui font des efforts (subissent). Les travailleurs, la qualité, la production et même le recyclage.
Boohoo, une autre marque, a été vivement critiqué pour payer les employé(e)s de l’usine d’un fournisseur en Angleterre (Leicester) pour 4€ de l’heure.
Pour réduire les coûts sont ajouté du polyester et autres fibres plastiques dans les fibres organiques (un T-shirt 60% cotons, 10% viscose et 30% polyester se vends mieux que 100% acrylique).
Petit conseil pour les acheteurs à l’âme écologique : si la composition des t-shirts est presque aussi longue que pour les Haribo alors le recyclage est impossible.
  • En moyenne chaque Américain jette 37 kg de vêtements chaque année, et la tendance n’est pas à la baisse.
  • Une paire de jean utilise 3 700 litres d’eau et rejette 33kg de CO2.
  • La mode pèse pour 10% des émissions globale de CO2, plus que l’aérien et le maritime combiné.
  • 1% des vêtements sont recyclés.