Les pirates de l’espace

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Les pirates de l’espace

Samedi matin, nous vous parlions d’espace et de fusée gigantesque et surpuissante pouvant envoyer des dizaines de tonnes dans l’espace.

 

Un peu à l’image des USA qui avaient dépensé $1million pour développer un stylo pour écrire dans l’espace quand l’URSS utilisait un crayon de papier, SpaceX développe Starship et une start up Française, Gamadéveloppe une voile pour se propulser grâce au soleil.

La voile est une surface réfléchissant la lumière, la collision de cette dernière donne la vitesse à la sonde.

En gros vous mettez un miroir devant le soleil que la lumière le pousse.

 

Gama

 

L’entreprise a déjà reçu €2 millions de financements de la part du CNES et de BPIFrance. L’idée est de se servir des protons émis par le soleil. Ces derniers ont une force de poussée très faible, mais la poussée étant continue et l’espace n’offrant aucune friction, l’objet n’arrêtera pas d’accélérer.

L’intérêt est double : avoir une capacité d’accélération infinie et ne pas devoir faire décoller de carburant dans les sondes.

Pour les envois dans l’espace, chaque kilo et m³ compte.

Jusqu’à récemment, un kilo coutait $18 500, maintenant SpaceX facture $2 700/ kg. La voile de Gama ne que 11kg.
Pour le premier essai, la voile de 73m², d’une épaisseur de 2.5 microns, tiendra dans une boite de la taille d’un Big Mac.

 

En 2025 ils prévoient d’envoyer une sonde avec leur voile vers Venus.

 

Un ancien projet

 

En fait, ce n’est pas une idée nouvelle et la possibilité était déjà connue de Kepler. Le Japon a d’ailleurs déjà envoyé un satellite avec une voile solaire, la sonde Ikaros envoyée en 2010 vers Vénus. Ikaros a une voile similaire, elle pesait 14kg et mesurait 200m². La voile intégrait même des cellules photovoltaïques d’une puissance de 500W.

3 ans après le lancement, la sonde atteignait une vitesse de 1 440km/h, la mission a été considérée comme un succès et s’est terminée en 2015.

 

 

De notre côté nous sommes reconnaissants de voir de tel projet voir le jour, un futur sans pirate de l’espace en trois-mâts aurait été bien triste.