L’écologie : une nouvelle industrie

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Maintenant que nous avons une bonne vision et compréhension des méthodes de capture, discutons rapidement de la nouvelle économie de l’écologie.
Si Orca capte le CO2 pour 1 000€ / tonne, la vraie question devient :
Qui paye et pourquoi ?
Climeworks a comme client principalement des entreprises comme Microsoft et Shopify.
Dans le cadre des réductions nécessaires pour atteindre les objectifs de climat, les entreprises émettrices doivent trouver des solutions pour baisser leurs émissions.
Dans l’automobile, cela se traduit par Tesla qui vendait ses “crédits carbones” aux autres constructeurs auto. Tesla avait des bénéfices nets et les constructeurs évitaient les pénalités. Une partie de son business modèle reposait sur le fait que les autres constructeurs n’investissaient pas dans l’électrique.
Orca se place dans ce business, son service est d’éviter aux pollueurs de payer des amendes ou trouver des solutions moins polluantes.
Pourquoi l’Islande ?
Pour que Climeworks puisse optimiser ses dépenses, l’entreprise recherche des terrains bien précis afin de pouvoir réinjecter le CO2 avec peu de frais.
L’Islande ayant beaucoup de roche basaltique, l’injection est facile et la capacité d’absorption énorme.
Par ailleurs, pour maximiser le CO2 capturé, il faut que l’entreprise rejette un minimum de CO2. Le processus de capture et mélange avec l’eau étant énergivore, il faut à Climeworks une électricité décarbonée, ce que l’Islande offre avec sa géothermie.
On peut imaginer que si l’industrie se développe, l’Islande pourrait capter ces investissements et emplois. En plus des bénéfices économiques, l’Islande aurait une image très positive dans le monde.
Les énormes défis qui nous attendent offrent également des opportunités de développement de marché dans la réduction d’émission : capturer les émissions de ses usines, payer des entreprises pour retirer ses émissions, offrir une énergie décarbonée, conseiller et auditer les entreprises.