Le Qubit

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Le Qubit
IBM vient de réussir à produire une puce de 127 Qubits, la Eagle, record (presque) absolu, QuEra ayant annoncé une puce à 256Qubits le lendemain, jolie sens du timing.
IBM prévoit la puce “Osprey” de 433 Qubits en 2022, puis la Condor avec 1 121Qubits en 2023.
En comparaison, Google a développé Sycamore (54 Qubits) et deux universités chinoises (Zuchongzi & Jiuzhang, 56 Qubits chacun), il a beaucoup d’autres projets.
C’est quoi un Qubit ?
D’abord, clarifions que un Bit c’est le langage informatique, il a soit la valeur 1 soit 0.
Les Qubits (Quantum Bits) peuvent superposer les deux valeurs et avoir les deux valeurs en même temps. Sa puissance de calcul est exponentiel, à chaque Qubit ajouté sa puissance double.
Un Qubit va calculer 2 fois plus rapidement qu’un bit classique, mais 4 Qubits, c’est une puissance multipliée par 16 (par rapport à 4 bits).
Les Qubits ont besoin d’un environnement très stable, ils doivent par exemple être proche du zéro absolu (-273° celsius). Il y a aussi des défis liés aux erreurs de calcul et interactions involontaires entre Qubits.
Quand on quantifie les Qubits, il s’agit de Qubits logiques, utilisables, pas du vrai nombre de Qubits, qui est bien plus grand.
Pourquoi un ordinateur quantique ?
L’ordinateur quantique aura des applications très différentes des ordinateurs classiques, notamment dans le décryptage d’informations. La NSA travail déjà sur un algorithme quantique pour décrypter les informations ou infiltrer des cibles rapidement.
L’IA est aussi un très bon candidat, reposant sur le calcul de probabilités et l’apprentissage, les Qubits pourraient muscler les IA, avec possiblement des IA créant d’autres IA.
La finance serait également un potentiel gagnant, les modèles devant compiler énormément d’informations.
Pour finir, la météo pourrait devenir enfin fiable.