Le prix de l’inaction

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Le prix de l’inaction

Les problèmes sont souvent pris sous le même angle : quel est le coût du changement ? 

Par exemple, combien coûte la transition énergétique, l’électricité en 100% renouvelable, le coût des batteries des voitures…

 

Au-delà de l’argent, sont aussi critiqués les changements de comportements: acheter une voiture électrique ou ne pas avoir de voiture personnelle du tout ? Ne plus manger de viande ou un peu moins ? Ne plus prendre l’avion, ou juste une fois par an pour des vacances bien mérité à Bora Bora dans un hôtel 5 étoiles ?

Les solutions semblent toutes contraignantes, par ailleurs la menace du réchauffement climatique peut être difficile à appréhender et comprendre dans sa globalité.

 

Comme on l’a vu avec le COVID, il est très difficile de prendre des mesures contraignantes avant qu’il ne soit trop tard.

Si on veut peu d’infection, c’est avant d’avoir 300 000 cas qu’il fallait prendre les mesures, après, soit on abandonne, soit les mesures sont douloureuses.

 

 

Le prix de rater les objectifs COP21

Un peu comme entretenir les freins est moins cher qu’un accident, attendre pour mettre en place les mesures nécessaires impliqueront des mesures supplémentaires pour combler le retard, comme par exemple la capture de CO2 dans l’atmosphère.

 

Autre exemple, la contraception est moins chère qu’une école de commerce : les actions préventives sont moins chères que les actions correctives.

 

Une étude publiée sur Nature réalisée par neuf groupes de climatologues, montre que ne pas investir aujourd’hui coutera plus cher que d’investir plus tard pour préserver notre climat.

 

L‘étude compare  les coûts pour atteindre les objectifs COP21, et tous les modèles montrent qu’investir aujourd’hui garantit un PIB mondial supérieur. Plus les investissements sont importants aujourd’hui, plus la richesse mondiale est élevée en 2100.

Un investissement lourd pour atteindre les objectifs de COP21 (+1.5° celsius) amène à un PIB inférieur, entre 0.5% et 4.6% dans le futur proche. Un investissement plus léger, allant jusqu’à +2°celsius, amène un PIB inférieur, entre 0.1% et 1.6% dans le futur proche. Par contre en 2100 la tendance s’est déjà inversée et le PIB est bien supérieur en respectant la COP21, jusqu’à 2.4%.

 

Tout ça pour dire que la prochaine fois que vous doublez un cycliste, ne l’insultez pas, ne l’écrasez pas, remerciez le de réduire son impact pour nous.

Ensuite, puisqu’il est important de tous y mettre du sien, mettez votre SUV en mode “éco”.

Après… un cycliste mort polluera toujours moins qu’un cycliste vivant… Mais ce n’est pas gentil.

 

PS: nous pourrions ouvrir le débat aux pollutions actuels, le coût du diesel sur la santé en face des bénéfices pour l’industrie française, ou de la cigarette…

En moyenne, la pollution coûte €770 par français et par an. Uniquement Paris, c’est déjà €3.5 milliards par an.

 

En temps de crise, une bonne décision prise trop tard est une mauvaise décision.