Le monde du jeu vidéo dans la tourmente

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Il y a quelque temps, c’était l’entreprise de création de jeux vidéo Activision Blizzard qui était dans la tourmente, aujourd’hui Ubisoft aussi.
Activision est une entreprise française (Vivendi) et a fusionné avec Blizzard. Activision est connue pour avoir créé Call of Duty, Tony Hawk et Guitar Hero entre autres. Ubisoft, entreprise française de jeux vidéo connue pour Assassin’s Creed et Far Cry.
Deux entreprises, une industrie, un même problème.
Que s’est-il passé avec Activision ?
C’est l’administration américaine qui a porté plainte, en juillet, après deux ans d’enquête. L’entreprise n’emploie que 20% de femmes, leurs carrières est limitées et l’équipe dirigeante est très majoritairement masculine. L’entreprise est d’abord accusée d’harcèlement sexuel impunis par l’entreprise et les pratiques discriminatoires.
L’entreprise a rapidement démenti les accusations, mais les langues se sont déliées et une lettre ouverte fut signée par plus de 2000 d’employés.
Depuis ces annonces, d’autres problèmes ont été mis en lumière :
  • certains emplois sont réservés à des contrats courts et pour travailleur indépendant avec des salaires de $12/h (quand Amazon paye $15/h au minimum)
  • des employés venant au bureau saoul et jouant aux jeux vidéo et faisant des blagues sur le viol, sans aucune sanction.
La réaction de l’entreprise
Après avoir repoussé et nié les accusations, l’entreprise est enfin en “damage control”, beaucoup de cadres sont partis et notamment le président de Blizzard, des lignes téléphoniques sont ouvertes, organiser des formations de conformités, mais aussi changer certains jeux qui ont aussi des contenus considérés comme inappropriés.
Et Ubisoft ?
C’est sensiblement la même chose, des accusations de discrimination raciale sont également dans l’enquête.
Ubisoft avait déjà reçu des critiques l’an dernier pour des comportements sexistes de la part de cadres de l’entreprise.
Il semble qu’aujourd’hui les jeux soientt produits par des hommes et pour des hommes, en gardant la même culture de gamers au bureau. Changer la production de jeux vidéo permettrait peut-être d’avoir des jeux qui puissent intéresser autant hommes que femmes.