Le Greenwashing

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Alors que les sujets sur l’environnement sont toujours plus mis en avant dans les médias et pris en compte par les entreprises, soit pour avoir un nouvel argument de vente, soit pour mitiger les risques réputationnels, le greenwashing ne perd pas de vitesse.

 

La “sustainable” fashion

 

L’industrie de la mode, un marché à presque $2 billions (2 000 000 000 000$) qui atteindra $3 billions en 2030, a très vite compris l’importance des labels écologiques, avec le coton bio, le carbon positif, la reprise de vêtement, le recyclage et même les vêtements végans.

Le consommateur doit pouvoir acheter sans culpabiliser.

 

Pourtant, malgré ces labels, l’industrie est toujours parmi les plus polluantes, sans mentionner les conditions des travailleurs.

Pas moins de 2 milliards de tonnes de déchets sont créées par an par l’industrie, 4% des déchets solides du monde par an.

 

Comment améliorer l’industrie ? 

 

D’abord, il faut que les différentes parties poussent pour les changements, les consommateurs comme les investisseurs.

Si les consommateurs n’achètent pas toujours plus de vêtements de mauvaise qualité, ou si les investisseurs changent les priorités, le mouvement sera lancé.

 

Ensuite il faut que les marques connaissent la supply chain de leurs produits, puis qu’elles mettent la pression sur ces fournisseurs pour améliorer leurs pratiques, que ce soit l’origine de l’énergie, l’utilisation et le rejet de l’eau, les produits chimiques etc…
La pollution vient principalement de la production, qui est localisée où les législations et protections sont très faibles.

 

Enfin, le design des vêtements doit permettre le recyclage. Avoir des vêtements avec une composition digne d’un Coca rend les fibres impossibles à recycler. Aujourd’hui, moins de 1% des vêtements sont recyclés.

 

Mentionnons encore le rôle du consommateur. Tant que la demande pour la fast fashion est là, les industriels seront incités à continuer dans cette direction. Shein, qui rend Zara cher et as-been, est l’exemple de l’appétence très forte des consommateurs, en dépit du coût écologique.