L’Angleterre n’a vraiment pas de chance

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L’Angleterre n’a vraiment pas de chance
Entre les problèmes liés au Brexit et l’épidémie, clairement 2021 n’est pas une bonne année pour l’Angleterre. C’était sans compter sur un incendie à Sellindge.
A moins d’être un passionné de géographie anglaise, Sellindge c’est à 20 km de Douvres qui est juste en face de Calais.
A Sellindge, il y a IFA2, un câble sous-marin reliant la France et l’Angleterre. Il reçoit jusqu’à 2 000MW d’électricité, pour comparaison la plus grosse centrale nucléaire française, l’EPR de Flamanville aura une capacité de 1 650MW, livré avec un poil de retard.

D’ici mi-octobre 1 000MW seront restaurés, mais le reste ne sera disponible qu’en mars 2022, c’est-à-dire après le pic hivernal.
Les câbles servent à envoyer de l’électricité quand il y a du vent, et importer le reste du temps. L’Angleterre importe 10% de son électricité via 4 câbles (2 pour la France, 1 pour la Belgique et 1 pour les Pays-Bas).

La conséquence de l’incendie était rapide, les prix de vente en gros d’électricité et de gaz ont explosé des nouveaux record.

Le gaz, une autre source majeure d’énergie qui est mise à mal. Les réserves sont faibles à cause d’un hiver 2021 rude, la production ralentie à cause de la pandémie, les prix augmentent également rapidement.
L’Angleterre et l’Europe pourraient se retrouver avec un hiver où se chauffer coûtera cher.

Pour finir, mentionnons aussi que ces limites sont dues à des manques d’investissements dans de nouvelles capacités. La France, avec un parc nucléaire vieillissant rapidement (14 réacteurs à arrêter d’ici 2035, soit 14 ans) pourrait se trouver vite dans une mauvaise situation.
Certains se souviendront combien la discussion sur Fessenheim avait été difficile…