L’ADN en disque dur

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L’ADN en disque dur
Le monde devient chaque jour un peu plus digital, comment gérer toutes ces nouvelles informations ?
Le problème
Une masse de contenu énorme est créée chaque minute et plusieurs problèmes en découlent :
  1. comment recevoir et envoyer toutes ces informations (débit internet)
  2. comment gérer et structurer le stockage des informations
  3. comment physiquement stocker toujours plus d’informations (facilement et à pas cher) ?
  4. comment supprimer les informations qui ne sont plus utiles ?
Le dernier point n’est pas encore un problème majeur, mais peut-être qu’un jour Google vous demandera de supprimer les 5 photos identiques que vous avez sur le Drive.
Nous discutons aujourd’hui du troisième point, pour l’instant traité avec d’énormes Data Centers (nous vous ferons un article sur la pollution du digital très bientôt).
  • 156 millions d’emails envoyés (nous faisons notre possible pour augmenter ce nombre grâce à vous 😉)
  • 3.7 millions de recherches sur Google
  • 4.1 millions de vidéos regardées sur Youtube
  • 1 million de swipes Tinder
  • 527 000 Snaps
  • 456 000 Tweets
  • 46 740 photos Instagram
Résultats : chaque jour est créé 2.5 milliards de Terabytes. 90% de l’information créé dans le monde l’a été uniquement durant les deux dernières années.
En 2018, il y avait 33 zettaoctets (33 mille milliards de milliards d’octets) de données stockées et cela doublent tous les deux à trois ans.
La tendance est exponentielle et avec les objets connectés, les voitures autonomes, les algorithmes, les intelligences artificielles, toujours plus d’informations seront produites.
Entre l’ADN
L’objectif est d’utiliser l’ADN pour encoder et décoder des informations.
L’ADN a des capacités de stockage énorme dans un espace très réduit, 215 millions de gigabytes dans 1 gramme d’ADN mais la technologie peine à écrire et décoder rapidement et économiquement, il faudrait environ $1 milliard pour encoder 1 pétaflop (1 million de gigabytes). L’information pourrait être stockée pendant plusieurs décennies et à température ambiante alors que les disques durs doivent être remplacés tous les 10 ans.
Il s’agirait pour l’instant de stocker des données “froides”, qui une fois stockée sont peu manipulées.
Beaucoup d’entreprises et d’Universités travaillent dessus, notamment Microsoft qui a déclaré pouvoir multiplier par 1000 la vitesse d’encodage et d’extraction.
1000 par rapport à quoi ? A l’encodage de “Hello”, 5 bytes, qui a pris 21 heures et presque $10 000. La route est encore longue.