La voiture du peuple est morte

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S’il y a une industrie qui a été très touchée par les disruptions du covid, c’est bien l’industrie automobile.

Face à la pénurie

Avec d’abord une anticipation de chute des ventes, pour en fait voire les ventes explosées et ne pas pouvoir produire assez de voiture. Amenant le prix des voitures neuves mais aussi d’occasions vers de nouveaux records.
Par exemple, les voitures d’occasion ont vu leurs prix moyens augmenter de 13% entre 2020 et 2021.

 

Face à la pénurie de semi-conducteur, tous les constructeurs ont du faire des choix: quel modèle produire en priorité ?
Evidemment, les modèles avec les plus grosses marges sont devenus prioritaires.

Un changement de modèle ? 

Jusqu’à aujourd’hui les principaux constructeurs, Toyota, GM, Volkswagen, faisaient la course aux volumes, aujourd’hui cela change.

 

Renault était un des premiers à afficher sa volonté d’augmenter ses prix.

 

Dès 2020 ils annonçaient vouloir passer d’un prix moyen de 20 000€ en 2019 à un prix moyen de 27 000€ en 2025. Il ne s’agit pas de supprimer des modèles (pour l’instant…) mais de supprimer les finitions d’entrée de gamme. Plus de voiture neuve avec des vitres manuelles…

Vendre moins, mais plus cher.

Le cas Volkswagen

En 2019, la marque avait vendu 11 millions de voitures, avait enregistré €16.9 milliards de bénéfices et avait été le plus gros constructeur au monde en 2018.

En 2021, ils ont vendu 8.6 millions de voitures, mais avec des bénéfices de €19.2 milliards. 

 

C’est donc sans surprise que cette semaine, Volkswagen a annoncé vouloir se focaliser principalement sur des modèles premiums. Ils ne veulent plus se focaliser sur la croissance mais sur les profits.

 

Volkswagen avait déjà annoncé un futur électrique, avec la fin des modèles à combustion en Europe entre 2033 et 2035 et des investissements dans l’électrique de €89 milliards.