Avortement et économie

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avortement et économie
Aujourd’hui nous vous parlons d’un sujet qui est un peu sensible : le lien entre avortement et économie.
Nous devons d’abord préciser que les études mentionnées sont américaines, le sujet étant traité différemment qu’en France.
Par ailleurs, nous voulons aussi préciser avant l’article qu’il ne s’agit pas de soutenir un camp ou exprimer notre opinion. Nous voulons simplement apporter une autre dimension à un sujet souvent jugée comme éthique et sociétale.
Nous respectons chaque croyance et opinions.
A la lumière des récentes décisions au Texas vis-à-vis de l’avortement, d’anciennes et nouvelles études reviennent sur le devant de la scène.
Ces études montrent l’impact des restrictions à l’avortement sur le plan économique.

Les restrictions à l’avortement

Selon les états, il y a plusieurs formes de restrictions/dissuasion à l’avortement, notamment :
  • réduire les délais dans lesquels l’avortement est autorisé, la découverte de la grosse est plus souvent hors délais.
  • imposer des temps de réflexion très longs, risquant de tomber hors délais.
  • limiter la prise en charge financière par les assurances ou Medicaire.
  • limiter le financement des cliniques.
  • imposer une visite où sont expliquée l’augmentation de risque de cancer du sein après avortement, les problèmes de santé mentale après avortement et le fait que le foetus peut ressentir la douleur et inciter à des échographies avec son activé.

Les impacts sur l’économie

Une étude, par le Center on the Economics of Reproductive Health estime que chaque année l’économie américaine perds $105milliards.
N’ayant pu avorter, 505 000 femmes chaque année sortent du marché du travail. La prise en charge de l’enfant (crèches, nounous…) étant trop chère elles sont contraintes de quitter leurs emplois.
Une fois qu’elles peuvent de nouveau travailler les salaires sont plus bas en comparaison à celle qui n’ont pas eu cette longue pause.
A ce chiffre il faut ajouter les étudiantes contraintes d’arrêter, pour qui l’effet sur le long terme est très lourd.
Trois femmes sur quatre souhaitant avorter sont déjà dans la pauvreté et la moitié ont déjà un enfant. Ces femmes sont aussi majoritairement de minorités noires et hispaniques. Ces restrictions augmentent les difficultés des femmes dans des situations difficiles et accentuent les inégalités en touchant principalement les populations déjà défavorisées.