Amazon en ville

0
112

Consumer Reports (CR) a publié une étude sur l’impact des entrepôts Amazon sur les villes.
Entre 2015 et 2019, Amazon construisait 75 entrepôts par an en moyenne en 2020 c’est 300 entrepôts qui ont été ouverts et 2021 probablement autant sinon plus.

 

La localisation

 

Afin de garantir des livraisons toujours plus rapides, les entrepôts doivent être le plus près possible des villes. Cependant il est rare de voir les résidents se réjouir de voir un énorme bâtiment moche et sans fenêtre avec des camions qui entrent et sortent sans arrêt.

L’implantation des entrepôts est donc principalement dans les quartiers où les minorités sont sur-représentées et avec un faible niveau de revenu.

 

Les conséquences

 

Les optimistes diront que les entrepôts amènent de l’emploi, d’autant plus qu’aujourd’hui, si les conditions de travail sont toujours épouvantables, aujourd’hui Amazon paye assez généreusement ses travailleurs, avec un minimum de $15 de l’heure.

Quand on prend en compte l’expérience et le nombre d’échecs nécessaire à pisser dans une bouteille en travaillant, $15 ne semble plus si intéressant.

 

Les réalistes pointeront du doigt qu’avoir des poids lourds augmente la pollution atmosphérique, les dangers pour les piétons et surtout les enfants, les bouchons et les nuisances sonores.

Le rapport de CR estime qu’un entrepôt peut engendrer jusqu’à 6 000 passages de camions et camionnettes par jour.

 

Si les promoteurs immobiliers parlent de l’effet Starbucks, augmentant le prix des biens autour d’un nouveau Starbucks, l’effet Amazon serait l’exact opposé.

 

En France

 

En France des voix s’élève aussi contre Amazon, par exemple, les riverains de Senlis, dans l’Oise, ont lancé une pétition et à Annecy le maire s’entretient directement avec Amazon.
Ils rapportent des poubelles, un parking trop petit forçant les camions à stationner n’importe où, des odeurs et … une signature Amazon… des bouteilles pleines d’urines.

Nous devons noter que, si Amazon a bien ses entrepôts majoritairement dans des quartiers pauvres non-blanc, c’est probablement parce que ces quartiers sont les moins capables de protester la construction et il s’agit aussi des lieux où le terrain est moins cher.
Ces quartiers sont aussi le lieu d’implémentation d’autres industriels qui produisent les mêmes nuisances